Les entreprises sont-elles prêtes à accueillir une génération plus sédentaire que jamais ?

Les entreprises sont-elles prêtes à accueillir une génération plus sédentaire que jamais ?

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Pendant des années, les entreprises ont dû s’adapter à la transformation numérique, au télétravail, à l’évolution des attentes des salariés ou encore aux nouveaux modes de management.

Mais un autre défi se profile aujourd’hui. Un défi beaucoup plus discret. Et pourtant potentiellement beaucoup plus impactant pour la santé au travail.

Nous sommes en train d’accueillir dans les entreprises la génération la plus sédentaire de l’histoire moderne.

Cette affirmation peut sembler exagérée. Pourtant, les chiffres sont sans appel.

Selon l’ANSES, 66 % des adolescents français de 11 à 17 ans présentent déjà un niveau de risque sanitaire préoccupant en raison d’un manque d’activité physique associé à un temps d’écran excessif. Plus inquiétant encore, près d’un jeune sur deux présente un niveau de risque considéré comme très élevé.

Autrement dit, une grande partie des futurs salariés arrivent sur le marché du travail avec des habitudes de vie radicalement différentes de celles de leurs parents.

La question n’est donc plus de savoir si cette évolution aura des conséquences.

La véritable question est : les entreprises sont-elles prêtes à y faire face ?

Une génération qui a grandi assise

Jamais dans l’histoire les jeunes n’ont passé autant de temps devant des écrans. Smartphones, réseaux sociaux, streaming, jeux vidéo, études sur ordinateur, télétravail étudiant…
 
Le mouvement a progressivement disparu du quotidien.
 
L’Organisation Mondiale de la Santé estime que plus de 80 % des adolescents dans le monde n’atteignent pas les recommandations minimales d’activité physique.
 
En France, la situation est tout aussi préoccupante.
 
L’ANSES rappelle que les habitudes développées pendant l’adolescence ont tendance à se poursuivre à l’âge adulte.
 
Cela signifie que les futurs collaborateurs des entreprises seront plus nombreux à :
  • pratiquer peu d’activité physique ;
  • présenter une faible condition cardiovasculaire ;
  • manquer de mobilité ;
  • développer plus précocement certaines douleurs liées à la sédentarité.
 
Le sujet n’est pas générationnel. Il est sociétal.
 
Nous avons créé un environnement où l’on bouge de moins en moins.
 

➡️ Découvrez comment notre atelier les gestes qui soignent sensibilise les equipes autour des douleurs du quotidien et des exercices simples applicables directement au travail.

Pourquoi cela doit alerter les entreprises ?

Pendant longtemps, les problématiques de santé au travail étaient principalement associées au vieillissement des salariés ou aux métiers physiquement exigeants.

Mais les choses changent.

Aujourd’hui, les entreprises accueillent des collaborateurs très compétents sur le plan technique, parfaitement à l’aise avec les outils numériques, mais parfois beaucoup moins préparés physiquement aux contraintes du quotidien.

Selon l’ANSES, près de 95 % des adultes français présentent un risque de dégradation de leur santé lié à un manque d’activité physique ou à un excès de temps passé assis.

Lorsque l’on met ce chiffre en perspective avec l’évolution des jeunes générations, une question apparaît :

  • Que se passera-t-il dans dix ans lorsque ces populations constitueront la majorité des effectifs ?

 

Car derrière la sédentarité se cachent des enjeux majeurs :

  • fatigue plus importante ;
  • récupération plus difficile ;
  • douleurs musculo-squelettiques ;
  • diminution de certaines capacités physiques ;
  • augmentation des risques de maladies chroniques.

Les TMS : la bombe à retardement des prochaines années ?

Les troubles musculo-squelettiques représentent déjà aujourd’hui près de 87 % des maladies professionnelles reconnues en France.

Ils constituent la première cause d’arrêt de travail d’origine professionnelle.

Or les facteurs favorisant les TMS sont parfaitement identifiés :

  • manque de mouvement ;
  • positions prolongées ;
  • faiblesse musculaire ;
  • stress chronique ;
  • récupération insuffisante ;
  • manque d’activité physique.

 

Autrement dit : exactement les facteurs qui progressent actuellement dans les nouvelles générations.

Le problème est souvent mal compris. Le risque ne concerne pas uniquement les métiers physiques.

Les douleurs cervicales, lombaires, les tendinopathies ou encore les sciatiques apparaissent également dans les métiers tertiaires.

Le corps humain est conçu pour bouger. Lorsqu’il reste assis huit, neuf ou dix heures par jour pendant plusieurs années, il finit toujours par envoyer des signaux d’alerte.

Une mauvaise nouvelle ? Pas forcément.

Réduire cette génération à sa condition physique serait une erreur. Car elle possède également des qualités exceptionnelles.
 
Les jeunes générations sont souvent :
  • plus à l’aise avec le numérique ;
  • plus adaptables aux nouvelles technologies ;
  • plus sensibles aux enjeux environnementaux ;
  • plus attentives à l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ;
  • plus ouvertes aux sujets liés à la santé et au bien-être.
 
En réalité, le sujet n’est pas de savoir si cette génération est meilleure ou moins bonne que les précédentes. Le sujet est de comprendre qu’elle est différente. Et qu’elle nécessitera probablement une approche différente de la prévention.

Le vrai défi des entreprises n’est peut-être plus le recrutement

Depuis plusieurs années, les entreprises parlent beaucoup :

  • de recrutement ;
  • de fidélisation ;
  • de marque employeur ;
  • d’attractivité.

 

Mais un autre sujet pourrait rapidement devenir stratégique.

Comment maintenir durablement en bonne santé une population qui a grandi dans un environnement fortement sédentaire ?

Qui parle aujourd’hui :

  • de mobilité quotidienne ?
  • de condition physique des salariés ?
  • d’éducation à la santé ?
  • de prévention précoce des TMS ?

 

Très peu d’entreprises. Pourtant, les premiers signaux sont déjà visibles.

Les entreprises devront probablement repenser leur prévention

Pendant des années, la prévention santé reposait principalement sur :

  • des affiches ;
  • des consignes ;
  • des formations descendantes ;
  • des rappels réglementaires.

Mais les nouvelles générations attendent autre chose.

Elles veulent comprendre. Tester. Participer. Expérimenter.

C’est pourquoi les démarches les plus efficaces seront probablement celles qui intégreront :

✔ Plus de mouvement dans la journée de travail

✔ Une sensibilisation concrète au fonctionnement du corps humain

✔ Une prévention des TMS dès l’intégration des collaborateurs

✔ Des actions interactives et participatives

✔ Une véritable culture de la santé au travail

Pourquoi nous avons créé Ludico’Santé

Chez Ludis, nous sommes convaincus que la prévention ne peut plus se limiter à expliquer comment porter une charge ou régler un écran.

Les collaborateurs ont besoin de comprendre leur corps.

Ils ont besoin de comprendre pourquoi certaines douleurs apparaissent.

Ils ont besoin de savoir comment agir lorsqu’ils ressentent les premiers signaux d’alerte.

C’est précisément pour répondre à cette problématique que nous avons développé Ludico’Santé.

À travers une approche ludique et animée par des professionnels de santé, les participants découvrent :

  • les véritables causes des TMS ;
  • les mécanismes des douleurs les plus fréquentes ;
  • les facteurs de risque du quotidien ;
  • des exercices simples pour soulager certaines tensions ;
  • des solutions concrètes applicables immédiatement.

Notre conviction est simple : La santé au travail de demain ne se construira pas uniquement avec des règles. Elle se construira avec la compréhension, l’engagement et l’action.

Zones d’intervention : France, Belgique, Luxembourg, et Suisse.

Conclusion

La question n’est pas de savoir si la prochaine génération sera moins performante.

La question est de savoir si nos entreprises sont prêtes à accompagner une population dont le rapport au mouvement, à la santé et au travail a profondément changé.

Les organisations qui anticiperont cette évolution disposeront d’un avantage considérable.

Parce qu’au final, la performance durable repose toujours sur la même chose : des collaborateurs en bonne santé, capables de s’engager durablement dans leur travail.

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Les jeunes générations sont-elles réellement plus sédentaires ?

Oui. Selon l’ANSES et l’OMS, la majorité des adolescents n’atteignent pas les recommandations minimales d’activité physique et passent plusieurs heures par jour devant des écrans.

La sédentarité augmente-t-elle le risque de TMS ?

Oui. Le manque de mouvement et les postures prolongées constituent des facteurs majeurs de développement des troubles musculo-squelettiques.

Pourquoi les entreprises doivent-elles agir dès maintenant ?
Parce que les habitudes de vie acquises pendant l’adolescence ont tendance à se poursuivre à l’âge adulte. Les entreprises doivent anticiper ces évolutions pour préserver la santé et la performance de leurs équipes.
 
Comment prévenir efficacement les TMS chez les jeunes salariés ?

En combinant sensibilisation, activité physique, compréhension du corps humain, ergonomie et actions concrètes de prévention intégrées au quotidien professionnel.

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